Élysée Munembwe

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Modèle:Infobox Personnalité politique Élysée Munembwe, de son nom complet Élysée Munembwe Tamukumwe, est une femme politique congolaise née le 16 avril 1960 dans le Nord Kivu. Elle est vice-Première ministre et ministre du Plan au sein du gouvernement Ilunga depuis septembre 2019.

Elle fut également ministre de l'Enseignement primaire et secondaire de 2003 à 2007 dans le gouvernement de transition, ainsi que députée de Walikale (Nord Kivu) de 2006 à 2018.

Présidente du parti « Actions alternatives pour la renaissance du Congo » (AARC), elle est aussi membre du Front commun pour le Congo (FCC), plateforme de l'ancien président Joseph Kabila.

Biographie[modifier]

Jeunesse et études[modifier]

Élysée Munembwe Tamukumwe naît le 16 avril 1960<ref>Modèle:Lien web</ref> dans le Nord Kivu, d'un père issu du peuple Lega et d'une mère issue du peuple Havu. Elle étudie à l'Université de Kisangani où elle obtient une licence en sciences de l'éducation et psychologie du travail<ref name="lalibre-gov">Modèle:Lien web</ref>.

Carrière politique[modifier]

En 1998, elle fait partie des tout premiers membres du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD), groupe rebelle s'opposant à Laurent-Désiré Kabila et soutenu par le Rwanda. Elle le quitte 2 ans plus tard pour intégrer en juillet 2000 le Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba (mouvement alors encore armé)<ref name="lalibre-gov"/>. Elle se rapproche ensuite de Joseph Kabila<ref name="bbc-gov">Modèle:Lien web</ref>, qui la nomme ministre de l'Enseignement primaire et secondaire en 2003 au sein de son gouvernement de transition<ref>Modèle:Lien web</ref>. En 2005, elle est également nommée administratrice directrice générale adjointe de la Société nationale d'électricité (SNEL)<ref name="lalibre-gov"/>.

Lors des élections législatives de 2006, elle est élue députée nationale dans la circonscription de Walikale (Nord-Kivu)<ref name="lalibre-gov"/>. Elle est réélue lors des élections de 2011 sur la liste de l'ARC<ref>Modèle:Lien web</ref>, et devient également questeur de l'Assemblée nationale jusqu'en 2018<ref name="bbc-gov"/>. En tant que députée, elle affirme avoir reçu des menaces de mort Modèle:Citation<ref>Modèle:Lien web</ref>. Elle s'engage également pour le développement durable, ainsi que l'amélioration de l'accès à l'éducation et aux soins dans sa circonscription<ref name="africanewsrdc">Modèle:Lien web</ref>.

Candidate lors des élections législatives de 2018, elle est élue députée nationale, députée provinciale ainsi que sénatrice de Walikale<ref name="africanewsrdc"/> sous les couleurs de « Actions alternatives pour la renaissance du Congo » (AARC), parti qu'elle préside. Ce dernier est membre du regroupement « Actions alternatives pour le bien-être » (AAB) - qu'elle a co-fondé et dont elle fait partie du bureau politique<ref name="africanewsrdc"/> -, regroupement lui-même membre du Front commun pour le Congo (FCC), plateforme de l'ancien président Joseph Kabila<ref>Modèle:Lien web</ref>.

À la suite de l'élection de Félix Tshisekedi à la présidence, elle est nommée vice-Première ministre et ministre du Plan en septembre 2019, au sein du gouvernement Ilunga<ref name="bbc-gov"/>. Elle est la première femme à occuper le poste de vice-Premier ministre depuis 25 ans<ref name="africanewsrdc"/>. Afin de respecter la loi sur le non-cumul des mandats, elle renonce à ses fonctions législatives, se faisant notamment remplacer au Sénat par son suppléant Jean-Pierre Kibaya Munembwe<ref>Modèle:Lien web</ref>, qui est aussi son frère<ref>Modèle:Lien web</ref>.

Références[modifier]

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