Felix tshisekedi
Modèle:Homonymes Modèle:Infobox Personnalité politique Félix Tshisekedi, né le Modèle:Date de naissance à Léopoldville, est un homme d'État congolais (RDC), président de la République depuis janvier 2019. Il est élu le Modèle:Date, premier vice-président de l’Union africaine pour 2020 et président pour 2021<ref>Modèle:Lien web</ref>.
Fils de l'ancien Premier ministre Étienne Tshisekedi, il est élu président de la République démocratique du Congo lors de l'élection présidentielle de décembre 2018. Bien que controversée du fait d'allégations de fraude électorale, il s'agit de la première alternance politique pacifique depuis l'indépendance du pays. Cependant, des suspicions apparaissent par la suite concernant l'étendue réelle des pouvoirs du nouveau président, celui-ci devant composer avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila, soupçonné de vouloir continuer à diriger le pays dans l'ombre. De fait, l'alliance avec celui-ci semble se terminer en février 2021 avec la constitution d'une nouvelle majorité parlementaire et la nomination d'un nouveau Premier ministre.
Biographie
Débuts
Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est le fils d'Étienne Tshisekedi, d'abord proche de Mobutu puis l'un des principaux opposants aux régimes de Mobutu puis des Kabila père et fils. Né le Modèle:Date de naissance à Léopoldville, Félix Tshisekedi effectue ses études secondaires à Kinshasa Modèle:Refnec.
Il rejoint les rangs de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti dirigé par son père, puis en devient l'un des cadres. Fin 2008, il est nommé secrétaire national de l'UDPS chargé de l'extérieur<ref name="politico">Modèle:Lien web</ref>.
En novembre 2011, il est élu député à Mbuji-Mayi<ref name="politico" />. N'ayant jamais siégé, il est déchu de son mandat dès le 18 juin 2013<ref>Modèle:Lien web</ref>.
En octobre 2016, il est nommé secrétaire général adjoint de l'UDPS<ref name="politico" />.
Crise politique de 2016
Modèle:Article détaillé La volonté de Joseph Kabila de repousser indéfiniment l'élection présidentielle et de prolonger son mandat créée une situation de crise politique en RDC. L'opposition, réunie au sein du Rassemblement de l'opposition (dont l'UDPS fait partie), négocie avec Kabila la tenue de nouvelles élections. Étienne Tshisekedi dirige les négociations pour le Rassemblement, et son fils fait partie de la délégation qui négocie. Les négociations aboutissent aux « accords de la Saint-Sylvestre » signés le 31 décembre 2016.
À l'issue de ces accords, l'opposition doit proposer un candidat au poste de Premier ministre. Le nom de Félix Tshisekedi est souvent mentionné<ref name="politico" />Modèle:,<ref>Modèle:Lien web</ref>Modèle:,<ref>Modèle:Lien web</ref>Modèle:,<ref>Modèle:Lien web</ref>.
En mars 2017, Pierre Lumbi est nommé président du Conseil des sages du Rassemblement de l'opposition, et est co-président du Rassemblement avec Félix Tshisekedi<ref>Modèle:Lien web</ref>.
Le Modèle:Date, c'est finalement Bruno Tshibala qui est nommé Premier ministre de la République démocratique du Congo<ref>RDC : un opposant nommé premier ministre, Le Figaro, 7 avril 2017.</ref>Modèle:,<ref>Modèle:Lien web</ref>, ce qui fait perdurer les divisions au sein de l'opposition<ref>Tanguy Berthemet, « Kinshasa malade de ses hommes politiques », Le Figaro, 14 avril 2017, page 8.</ref>.
Élection présidentielle de 2018
Fin mars 2018, Félix Tshisekedi est élu à la présidence de l'UDPS-Tshisekedi. Il est aussi désigné candidat pour représenter le parti lors de l'élection présidentielle prévue pour décembre 2018<ref>Modèle:Lien web</ref>. Il passe un accord électoral avec Vital Kamerhe, président de l'Union pour la nation congolaise, qui retire sa candidature en faveur de Tshisekedi. Il fait campagne avec son colistier au sein de la coalition Cap pour le Changement (Cach). En août, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) valide la candidature de Tshisekedi à l'élection présidentielle<ref>Modèle:Lien web</ref>. Lors du dépôt de celle-ci, il aurait joint à sa candidature un diplôme en communication et marketing obtenu à Bruxelles. Cependant, ce diplôme s’est avéré être un faux, ce que la ville de Bruxelles a confirmé officiellement dans un communiqué<ref>Modèle:Article</ref>.
Le 30 décembre 2018, il est élu président de la République démocratique du Congo. Le 10 janvier 2019, la commission électorale proclame les résultats provisoires des élections. Seuls 18 329 318 votants se sont exprimés lors de ce suffrage, soit Modèle:Unité des 40 millions d'électeurs congolais susceptibles de voter. Avec 7 051 013 de voix, soit Modèle:Unité de votes valablement exprimés en sa faveur, Félix Tshisekedi devance Martin Fayulu et ses 6 366 732 voix. Emmanuel Ramazani Shadary, candidat du parti du Président sortant occupe la troisième place avec 4 357 359 voix<ref>Modèle:Lien web</ref>. Si les résultats devaient être validés par la Cour constitutionnelle, Félix Tshisekedi deviendrait le nouveau président de la République démocratique du Congo, succédant à Joseph Kabila et opérant ainsi la première transition démocratique du plus grand pays d'Afrique centrale.
Controverse électorale
L'élection présidentielle est très controversée en raison des soupçons de fraude électorale. Dès l'annonce des résultats, ceux-ci sont vivement contestés par Martin Fayulu qui revendique Modèle:Unité des voix<ref>Modèle:Lien web</ref> et les résultats sont mis en doute par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), annonçant par ailleurs que ces derniers ne correspondent pas aux résultats collectés par ses 40 000 observateurs sur le terrain<ref>Modèle:Article</ref>. Le 12 janvier, Fayulu dépose un recours devant la Cour constitutionnelle<ref>Présidentielle en RDC: Fayulu a déposé son recours à la Cour constitutionnelle</ref>. Le 15 janvier, des fuites de documents de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) viennent corréler ces affirmations. Les résultats obtenus par RFI, le Financial Times, et TV5 Monde, issus de résultats compilés par la Céni et la Cenco, montreraient une victoire de Fayulu<ref>Modèle:Lien web</ref>. Fayulu obtiendrait entre Modèle:Unité et Modèle:Unité des voix, Shadary entre Modèle:Unité et Modèle:Unité et Tshisekedi entre Modèle:Unité et Modèle:Unité<ref>Modèle:Lien web</ref>Modèle:,<ref>Elections en RDC: où se trouve la vérité des urnes? </ref>Modèle:,<ref>RDC : une fuite de documents révèle que Martin Fayulu serait le vainqueur de la présidentielle </ref>Modèle:,<ref>RDC: Une fuite de données désigne Fayulu comme gagnant des élections avec une large avance </ref>.
Entre-temps, les résultats des législatives sont proclamés en avance, donnant une très large majorité des deux tiers à la coalition du gouvernement sortant, le Front commun pour le Congo (FCC), augurant une cohabitation qui rendrait caduc l'alternance.
En effet, le Président et le gouvernement sortants sont accusés d'avoir, devant l'impossibilité de faire élire leur candidat, choisi de faire gagner le candidat de l'opposition le moins hostile au régime. Un accord aurait ainsi été conclu entre Félix Tshisekedi et Kabila, attribuant au premier la présidence, et au second le contrôle du gouvernement et de plusieurs secteurs régaliens via une mainmise sur l'Assemblée nationale et les assemblées provinciales. Le contrôle de ces dernières, dont les membres procèdent à l'élection du Sénat, permettrait au Président sortant, sénateur à vie, de conserver une partie du pouvoir.
En janvier 2019, après rejet des recours, Félix Tshisekedi est proclamé vainqueur de l'élection présidentielle par la Cour constitutionnelle, et prête serment. Il devient ainsi le cinquième président du pays, et le premier à accéder au pouvoir par le biais d'une alternance pacifique.
Dans la nuit du 19 au 20 janvier 2019, il est proclamé élu président de la République par la Cour constitutionnelle<ref>Modèle:Lien web</ref>. Fayulu s'autoproclame président élu et appelle la communauté internationale à ne pas reconnaître cette décision<ref>Modèle:Lien web</ref>. La SADC, l'Afrique du Sud, le Burundi, le Kenya, la Namibie et la Tanzanie sont les premiers pays à adresser leurs félicitations à Tshisekedi<ref>SADC, Afrique du Sud, Burundi, Kenya et Tanzanie félicitent Tshisekedi</ref>.
Président de la République
Son investiture a lieu le 24 janvier 2019<ref>Modèle:Lien web</ref>. Il s'agit de la première transition pacifique dans le pays<ref name=":0">Modèle:Article</ref>. Il prend ses fonctions le 25 janvier<ref>Modèle:Lien web</ref>. Tshisekedi succède à Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001<ref>Modèle:Lien web</ref>. Après son départ du pouvoir, Kabila prend le titre de Modèle:Citation et devient sénateur à vie<ref>Modèle:Lien web</ref>. Il conserve sa résidence présidentielle baptisée « GLM »<ref>Modèle:Lien web</ref>. Les élections législatives et provinciales de 2018, puis les élections sénatoriales de 2019, voient sa coalition sortante, le Front commun pour le Congo (FCC), remporter la majorité des postes à l'Assemblée nationale, au Sénat et dans les provinces. Ces élections sont controversées en raison d'accusations de fraude électorale en faveur du camp de l'ancien président et il est soupçonné de manœuvrer dans l'ombre pour garder le contrôle du pouvoir au détriment du nouveau président Tshisekedi<ref>Modèle:Article</ref>.
Le 20 mai 2019, Félix Tshisekedi nomme Sylvestre Ilunga, membre du PPRD et directeur général de la Société nationale des chemins de fer du Congo depuis 2014, au poste de Premier ministre après des mois de négociations avec l'ancien président Kabila<ref>Modèle:Lien web</ref>. Les négociations pour la formation du nouveau gouvernement durent encore plusieurs mois en raison de divergences entre les camps du président et de son prédécesseur<ref>Modèle:Lien web</ref>. Le 14 août 2019, une première mouture du gouvernement est rejetée par le président de la République à cause du non-respect de la parité<ref>Modèle:Lien web.</ref>. Finalement, dans la nuit du 26 août 2019, Sylvestre Ilunga dévoile l'équipe de 65 membres qui compose le nouveau gouvernement<ref>Modèle:Lien web</ref>. Outre le Premier Ministre, celui-ci est composé de 65 membres dont 5 vice-premiers ministres, 10 ministres d'état, 31 ministres et 17 vice-ministres<ref>Liste de membres du Gouvernement Sylvestre Ilunga</ref>. Sur ce total, 42 sont des membres du FCC, dont notamment les titulaires des ministères de la Défense nationale, de la Justice et des Finances, contre 23 pour les membres de la coalition Cash de Félix Tshisekedi. Près de 77 % des membres du nouveau gouvernement n'ont alors jamais occupé de place dans un gouvernement congolais<ref>DRC coalition gov't to include 65 members </ref>Modèle:,<ref>RDC: 7 mois après, le premier gouvernement de coalition Tshisekedi-Kabila enfin prêt</ref>. Peu paritaire, malgré les exigences de la loi, le gouvernement est composé d'une femme ministre des Affaires étrangères Marie Tumba Nzeza, membre de l'UDPS, parti qui empoche également le ministère de l'Intérieur<ref>Modèle:Lien web.</ref>Modèle:,<ref>Modèle:Lien web</ref>. Le gouvernement prend ses fonctions le 6 septembre suivant<ref>Modèle:Lien web</ref>. Il devient en août 2019 le premier président de la RDC à participer à la TICAD, la conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique, créée en 1993<ref>Modèle:Lien web</ref>.
Dans une interview à TV5 Monde et au Monde dans l’émission « Internationales » le 22 septembre 2019, Félix Tshisekedi refuse de remplacer bon nombre de fonctionnaires présumés corrompus ou encore présumés responsables de crimes contre l'humanité<ref>Modèle:Article</ref>.
Il tient son premier discours sur l'état de la Nation le 12 décembre 2019 devant les deux chambres réunies en Congrès<ref>Modèle:Lien web.</ref>.
Félix Tshisekedi est élu en février 2020 premier vice-président de l'Union africaine pour 2020 et président de cette organisation en 2021<ref>Modèle:Lien web.</ref>.
Le Modèle:Date-, Vital Kamerhe, directeur de cabinet et principal allié politique du président Félix Tshisekedi, est placé en détention provisoire à la prison centrale de Kinshasa. Il est accusé de détournement des fonds publics du programme des 100 jours du chef de l'État et comparait le 11 mai 2020 devant le tribunal de grande instance<ref>Modèle:Lien web</ref>. En mai 2020, la demande de libération provisoire de Vital Kamerhe est rejetée et il reste en détention jusqu'à la prochaine audience fixée au 3 juin 2020. Très suivi, le procès est diffusé par la télévision nationale<ref>Modèle:Lien web</ref>. Le 20 juin 2020, Vital Kamerhe, est condamné à 20 ans de travaux forcés, 10 ans d'inéligibilité et d'interdiction d'accès aux fonctions publiques, pour « détournements, corruption aggravée et blanchiment d’argent », par le Tribunal de grande instance de Kinshasa-Gombe. Son coaccusé, l'homme d’affaires libanais Samih Jammal, est condamné aux mêmes peines, avec une mesure d'expulsion vers le Liban à l'issue de leur exécution. Ce tribunal ordonne aussi la confiscation des comptes et propriétés de membres de la famille de Vital Kamerhe<ref>Modèle:Lien web</ref>.
Des tensions resurgissent en juillet 2020 au sein de la coalition, entre les camps Kabila et Tshisekedi au sujet de diverses nominations dans l'armée, la commission électorale et la cour constitutionnelle<ref>Modèle:Lien web</ref>.
En décembre 2020, les tensions restant fortes entre le FCC et Cach ; Félix Tshisekedi déclare qu'elles empêchent la mise en œuvre du programme sur lequel il a été élu. Il annonce alors la nomination d'un « informateur » dont le rôle est de former une nouvelle majorité à l'Assemblée pour appuyer les réformes prévues dans son programme<ref>Modèle:Article</ref>. Le Modèle:Date-, il annonce avoir choisi Modeste Bahati Lukwebo pour remplir cette tâche<ref>Modèle:Article</ref>. Félix Tshisekedi parvient à rallier à lui nombre de députés du FCC de Kabila et à isoler politiquement ce dernier. La majorité parlementaire est reconfigurée et une nouvelle majorité dite d'« Union sacrée » est formée, rassemblant désormais 391 des 500 membres de la chambre basse. Ainsi, le bureau de l'Assemblée nationale et sa présidente Jeannine Mabunda sont destitués le 10 décembre 2020<ref>Modèle:Lien web</ref>. Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba est l'objet d'une motion de censure signée par 301 députés et déposée à l'assemblée nationale. Il est reproché à lui ainsi qu'à son gouvernement d'avoir échoué dans la mise en œuvre du programme de gouvernement pour lequel ils ont été investis<ref>Modèle:Lien web</ref>. Le 27 janvier 2021, sur convocation du bureau d'âge de l'assemblée nationale, les députés ont voté en majorité en faveur de la motion de censure. Sur les 382 députés présents à l’ouverture de la séance, 367 se sont prononcés en faveur de la chute du Premier ministre et de son gouvernement, 7 députés ont voté contre, 2 se sont abstenus et 1 bulletin nul<ref>Modèle:Lien web</ref>. Le Modèle:Date-, le président Tshisekedi nomme Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge comme nouveau Premier ministre<ref name="RFI">Modèle:Lien web</ref>. Le gouvernement est investi le 26 avril suivant.
Félix Tshisekedi devient président de l'Union africaine le 6 février 2021<ref>Modèle:Lien web</ref>. Il lance par la même occasion le Modèle:Date le grand prix panafricain de littérature qui doit récompenser les écrivains africains sur le sol africain avec une dotation de 30 000 dollars en marge du sommet des chefs d’État et le grand prix congolais du livre pour récompenser les écrivains et éditeurs congolais<ref>Modèle:Lien web</ref>.
Le 30 avril 2021, le président Tshisekedi déclare l'état de siège dans les provinces orientales de l'Ituri et du Nord-Kivu, en raison de l'aggravation des violences commises par les groupes armés<ref>Modèle:Lien web</ref>.