Eteni Longondo
Modèle:Infobox Personnalité politique Eteni Longondo est un médecin et homme politique congolais né à Kinshasa en 1964 ou 1965. Membre de l'UDPS, il est ministre de la Santé dans le gouvernement Ilunga depuis septembre 2019.
Biographie[modifier]
Études et carrière médicale[modifier]
Né en 1964 ou 1965 à Kinshasa, Eteni Longondo étudie la médecine générale à l'Université de Kinshasa. Il devient médecin de l'équipe de RDC de football, puis part au Swaziland pour devenir médecin généraliste. Il étudie ensuite la santé publique à l'Université de Washington, et décide de rester aux États-Unis pour travailler au sein du département de santé publique de la ville de Seattle<ref name="digitalcongo-portrait">Modèle:Lien web</ref>.
Il travaille également dans plusieurs organismes internationaux au cours de sa carrière, tels World Vision, Mercy Corps, Samaritan's Purse, Save the Children ou encore l'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID)<ref name="digitalcongo-portrait" />.
Carrière politique[modifier]
En 2014, Eteni Longondo est nommé par Étienne Tshisekedi secrétaire général adjoint de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti d'opposition<ref name="digitalcongo-portrait" />.
Durant l'élection présidentielle de 2018, il soutient la candidature du fils de ce dernier, Félix Tshisekedi, qui remporte l'élection<ref name="digitalcongo-portrait" />.
Ministre de la Santé[modifier]
Le 26 août 2019, il est nommé ministre de la Santé au sein du gouvernement Ilunga, et prend ses fonctions le 9 septembre, succédant au ministre intérimaire Pierre Kangudia. Lors de sa prise de fonction, il annonce vouloir renforcer le système de santé, résoudre le problème de la prime des médecins ainsi que vouloir mettre fin au problème des travailleurs fictifs<ref name="digitalcongo-portrait" />Modèle:,<ref>Modèle:Lien web</ref>.
En tant que Ministre de la Santé, il hérite de la gestion de deux crises sanitaires importantes : une épidémie d'Ebola, l'une des plus graves que le pays ait connu (dont il annoncera la fin officielle le 25 juin 2020<ref>Modèle:Lien web</ref>), ainsi qu'une épidémie de rougeole<ref name="digitalcongo-portrait" />.
En octobre 2019, lors d'un sommet Russie-Afrique à Sotchi, il signe un accord de coopération dans le domaine épidémiologique entre la RDC et la Russie avec Anna Popova<ref>Modèle:Lien web</ref>.
À partir de mars 2020, il doit gérer la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19<ref>Modèle:Lien web</ref>. Des critiques concernant la gestion des moyens alloués à la lutte contre l'épidémie se font jour à partir de juin 2020. Jean-Jacques Muyembe de l'INRB, qui est chargé de la riposte, annonce avoir reçu à peine plus d'un million de dollars, alors que le gouvernement en a officiellement dépensé plus de 27 millions pour lutter contre l'épidémie<ref name=":0">Modèle:Lien web</ref>. Dans un communiqué publié le 21 juin, Eteni Longondo rend alors public un rapport sur la gestion de ces fonds par son ministère<ref>Modèle:Lien web</ref>.
Le 6 juillet, des soignants de Kinshasa engagés dans la lutte contre l'épidémie se mettent en grève illimitée, accusant le ministère de ne pas payer leurs primes depuis 3 mois<ref>Modèle:Lien web</ref>. Le ministre explique alors ce retard par des listes erronées, qui auraient été gonflées avec les noms d'agents ne participant pas à la riposte<ref>Modèle:Lien web</ref>.
En juillet 2020, les accusations de malversations se multiplient à l'encontre du ministre. Le 3 juillet, le député PPRD François Nzekuye dénonce, dans une question écrite, la « gestion catastrophique » du ministère, et l'accuse d'avoir mis en place un système de rétrocommissions. Il le soupçonne également d'avoir mis en circulation des médicaments périmés. Eteni Longondo promet alors de venir s'expliquer devant les députés s'il est officiellement saisi<ref name=":0" />. Le 7 juillet, un rapport confidentiel au Premier ministre fuite sur les réseaux sociaux, dans lequel il est mis en cause par son vice-ministre Albert M'Peti Biyombo (membre du FCC, coalition pro-Kabila). Celui-ci dénonce des « réseaux mafieux » au sein de son ministère, qui auraient détourné les fonds alloués à la lutte contre le Covid-19, et accuse le ministre et d'autres membres du gouvernement de toucher des pots-de-vin lors de l'attribution de contrats. Jules Alingete Key, inspecteur général des finances, lance alors un audit au ministère<ref>Modèle:Lien web</ref>. En réponse à ces accusations, Eteni Longondo annonce porter plainte contre X pour diffamation<ref>Modèle:Lien web</ref>. Des médecins manifestent par la suite pour demander la démission du ministre, l'accusant de « détournement »<ref>Modèle:Lien web</ref>.